laps 13



édito-idéo-otidé

ode à la j’ouïs sens…

à quoi rêvent les gens quand ils jouent ? “, jettatore
où est le but du jeu ? “, jettatore
plus on joue plus on aime ! “, jettatore

lipogramme, logogriphe logogramme
jeu limite ma vie……………………….jeu est un autre ………………………. tu es un jeu
……………………………………………………………………………………………………….l’engage-moi
…………..artiste-peintre…………………………………………………………..joaillier
mots……………………………………………………………………………………………….. et matière
…………..toile tissée………………………………………………………………travaillée à corps
lumières……………………………………………………………………………………..variations ondoyantes
…………..à l’intérieur………………………………………………………………univers
aquatique…………………………………………………………………………………………..reptilien

…………………………………………………………………………….face au tableau
…………………………………………………………………………………………………….jeu des émotions

au fond de nous
au fond de nous
scellés…………………nos possibles…………………nos mouvances



………………………………………………..en…………………fin
………………………………………………………j’ouïs sens
………………………………………………..dans le blanc du ciel
………………………………………………..en…………………fin


………………………………………..corps et esprit font le monde sens
……………………………………même……………………….si
en dedans…………………………………………………………………………………………………en dehors
tout…………………………………………………………………………………………..sens dessus dessous

jettatore,
j’ai rêvé ni vaincu ni vainqueur
on m’a dit hors jeu
les dés déjà jetés !

abeilles




FEMMESECRETLIVRE – éCRITURE – IN

La femme renferme son secret tout comme mes livres dont l‘écriture est à peine lisible. D’une part je constate cette illisibilité, et d’autre part j‘éprouve le besoin et le désir de multiplier la révélation de cette illisibilité. Mais cette révélation est évoquée avec pudeur et reste frustrante (livre condamné, accouplé, ou dont l‘écriture est camouflée…). Cette vérité est, dans l‘écart, entre enfouie et montrée, c’est l’investissement de cet écart qui est mis en jeu. Je montre l’intime par des objets protégés. L’idée de dualité reste primordiale que ce soit de moi à moi, de moi aux autres, que ce soit le rapport entre privé/public, intérieur/extérieur, individuel/collectif… L’histoire d’intimité est une manière d‘être par rapport à l’autre.

Delphine Brouchier

La Re / lecture / écriture / liure féminine. Delphine Brouchier – artiste, artisane, poète de la forme crée le Livre – l’Encyclopédie féminine – qui est à la fois un objet secret et un objet à secrets. L‘écriture et la reliure se croisent et se parachèvent.
Les livres de l’artiste exposent une intimité qui, sans être forcément un tabou inavouable, appartient à un univers secret, à un univers intérieur, à un décor onirique. C’est la reconnaissance du plaisir et du désir qui fait naître ces livres. Amazone et Sorcière, Femme amoureuse, présentes dans ces livres à poils, dans les toiles, sur l‘écrin, sur les bouts de tissus, entre les fils de coton, dans les morceaux de cuir. Elles surgissent sur les feuilles enflammées, entre les rabats, les arcs, dans le pain azyme, dans les fils qui s’entrecroisent, qui s’enchaînent et se nouent comme des corps entre eux.
Delphine Brouchier dévoile un bout de secret. Discrète, elle expose l’intime avec une grande précaution, elle le protège.
Le secret précieux que contient le livre est un mystère de l’intimité féminine. La femme, tout à fait comme le livre, possède, préserve et détient le bijou, le secret de sa sensualité, de sa sexualité, de son identité et de son amour. Comme le livre elle révèle, elle désire être lue et mangée : mange-moi, prends-moi, goûte-moi…
Entre les mains, entre les lignes, entre les lèvres, entre les jambes – les mots, l’amour, le désir mais aussi la douleur du supplice sont secrets.
Le livre – du latin liber-écorce – porte des marques et contient des signes comme le corps humain – aveu – corpus – forme vivante, l‘écorce – synthèse de la vie.
Delphine Brouchier a investi l’espace de la MAPRA (en mai-juin 2006) à Lyon. Une installation de livres en aumônière, des livres cousus par deux, attachés par l’amour, des livres en forme de bouches et sous la forme de l’hostie, Cunnilingus – galette et papier à cigarettes, Rupture – massicotée et enfin des oeuvres très récentes : Suppliciées du plaisir et Prenons l’hostie à la chapelle – deux Bibles comme deux corps liés, cordonnés, inséparables mais par lesquels l’artiste dénonce les deux fragments bibliques portant sur l’homosexualité.

Agata











lq





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